Publié dans Société

Dérive en mer d'un canot - Les huit indisciplinés passeront devant les enquêteurs

Publié le jeudi, 29 juin 2023

Porté disparu avec ses 8 passagers au large de Sainte-Marie, samedi dernier, le canot à moteur a été finalement retrouvé près d'Ampolahabe à Maroantsetra, jeudi dernier. Ses passagers sont miraculeusement sains et saufs, quoique épuisés, et ce, grâce à une mobilisation des autorités de tous bords, et un déploiement sans précédent de moyens matériel, logistique et de personnel. Le dernier développement en date de l'affaire, c'est que les 8 "indisciplinés de la mer" se trouvaient encore au CHRD ou hôpital de Maroantsetra où ils devraient encore soumis à un contrôle médical à cause de leur long séjour en mer, soit 4 jours de danger et de privation. "Leur état n'est pas en danger. Mais ils sont encore fatigués", précise une source auprès d'une compagnie de Gendarmerie locale.

Mais fatigue ou pas, les concernés devront passer devant les enquêteurs de la Gendarmerie à Maroantsetra, dès qu'ils sont rétablis. "Tout dépendra encore de la décision des médecins. A eux de juger si l'état des concernés va permettre leur audition ou non", continue notre interlocuteur de la Gendarmerie.

Les huit passagers de cette pirogue devront s'attendre à être convoqués d'ici peu. 

Qui dit enquête préliminaire, dit déferrement. En effet, et puisqu'ils ont fait une infraction, les huit occupants de l'embarcation s'attendent à un possible déferrement. "Pour cette procédure, tout dépend aussi d'une instruction du Parquet et du Tribunal", précise-t-on encore.

Face au sort qui risque d'attendre les suspects, une partie de l'opinion locale est plutôt favorable à l'idée pour les sanctionner. Car si jamais le pire leur était arrivé, c'est l'Etat malagasy qui devrait payer le pot cassé. Ce qui est inadmissible aux yeux de la majorité des contribuables. En revanche, une autre semble afficher une plus grande tolérance jugeant que ces 8 indisciplinés de la mer en ont assez comme châtiment, du fait de ce qu'ils ont enduré durant ces quelques jours de ce que l'on considère comme d'un véritable enfer sur mer.

Mais attendons de voir. Pour un bref récapitulatif des faits, disons que cette pirogue a quitté Sainte-Marie le samedi matin pour se rendre dans le village d’Antsiraka, à Soanierana -Ivongo où ils ont dû passer le 26 juin avec leurs proches. A 2 km d’Antsiraka, une panne de moteur est survenue, la pirogue a ainsi dérivé en mer pendant 72 heures avant d’échouer à Ampolahambe, à limite du District d’Antalaha et de Maroantsetra. Les huit victimes ont été rapidement prises en charge à Maroantsetra par des médecins.

L’Agence portuaire maritime et fluvial (APMF) avait mobilisé quatre bateaux pour les recherches. De son côté, l'Armée a envoyé un hélicoptère. Mais la dégradation météorologique a rendu la tâche des sauveteurs compliquée. Enfin, la combinaison des efforts de ces derniers était payant car elle a permis de sauver la vie à ces imprudents.

 

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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